Rond d'éveil

 

 

la plage des pommes

sac-collageM'accompagneriez-vous à la plage des pommes : un lieu unique qui m'a donné l'envie d'ouvrir ce blog d'éveil à la créatrice Ana Paul ? :-)

Les rues du centre de Toulouse ressemblent à celles d'autres villes d'Europe : mêmes enseignes, mêmes magasins... et puis, soudain, une vitrine pas comme les autres porte l'empreinte d'une personnalité, surprise, un monde nouveau apparaît, délicieux et revigorant !
Entrons-nous ? ;-)

sacLa plage des pommes est la boutique atelier d'Ana Paul, située 67, rue Pargaminières, à deux pas de la place du Capitole.

La plage des pommes évoque une plage mythique et vraie du Portugal. Voilà bien un lieu à explorer avec fébrilité, où s'initier à la magie des objets : sacs, bijoux, breloques tout en grâce et fantaisie nous racontent en souriant des histoires en affinité avec soi. Quelle expérience qu'entrer dans ce lieu d'expression créatrice, s'y ressourcer, faire connaissance avec l'artiste, Ana, et s'éprendre de l'une de ses créations comme faite pour soi...haut lieu d'objets

 

Signes et clins-d'œil

Vendredi, jour de RTT, je commence enfin à vivre ! Vendredi est mon jour à moi, ma pause dans la semaine : je ramene toujours du travail à faire pendant le week-end. Ouh ! Quelle vie de labeur, à mille lieues de ma vie d'artiste, interrompue pour des raisons économiques ! Pié-gée.

Comme tous les vendredis, je m'apprête à rejoindre une tablée de gens pas ordinaires qui m'offrent mon échappée de rêve et de spiritualité. Ce vendredi là, pour éviter d'être en retard, je fonce droit sur le métro, lorsqu'une jeune femme inconnue m'interpelle !
Quelque chose dans son attitude m'intrigue, je stoppe ma course et lui exprime mon empressement ! Elle est photographe, me tend un papier avec ses coordonnées et me demande de la contacter lorsque je serai disponible, je l'intéresse, elle m'expliquera !
Etrange télescopage, étrange rencontre, je l'évoque brièvement avec mes amis du vendredi...
Et la suite ?
transformationQuelques temps plus tard, je contacte par téléphone la photographe en question qui me dit ceci :
Une amie plasticienne et elle préparent une exposition d'art contemporain sur le thème des rencontres impromptues, elles abordent au feeling des personnes sur le trajet qui relie leurs deux domiciles. Au final l'expo présentera une galerie de portraits : une photographie de la personne et une photographie d'un objet de son choix la représentant.
Où se font les prises de vues? Chez vous me dit-elle. C'est d'accord, et nous fixons une date.

Je tricotte dans ma tête, jusqu'à récapituler. Donc : j'accueille une photographe et une plasticienne dans mon intimité, elles créent à partir de moi, et moi finalement ? Que puis-je bien retirer de cette rencontre ? Ma tête dans un centre d'art contemporain ? Ouille ouille ouille, plus le temps passe, moins l'idée colle !
A moins que... ;-)

Je recontacte mon interlocutrice et lui fais part de mes questionnements, insistant sur la malice de la situation : je suis j'étais plasticienne, comment donner du sens à notre rencontre ? Ma réaction est sans effet, elle ne cadre vraissemblablement pas. LOL

Bon, ça y était, de mon côté, je venais de lire le signe. Aujourd'hui, je suis moi et je vis ma vie d'artiste. ;-)

 

Grands et petits espaces

J'ai lu une première fois le billet de Delphine à propos des chiffres. Puis une deuxième, puis une troisième. Il y avait quelque chose qui me titillait là-dedans, mais je n'arrivais pas à mettre la main dessus.
Qu'est-ce donc que ces rondes de chiffres m'évoquaient ?

Ce matin, justement "entre deux chiffres" (vive les ordinateurs pour calculer pendant que les humains surfent dans la blogosphère :D), j'y suis revenue une fois de plus.

Et cette fois j'ai attrapé la petite idée qui se cachait si bien.

J'ai la sensation que nous vivons dans un monde plein de séparations, de barrières, d'espaces clos qui n'arrivent pas à communiquer entre eux.
Chacun de nous, selon son éducation, sa personnalité, s'enferme à double tour dans des espaces comme ça : celui des matheux, celui des littéraires ; celui des bourgeois, celui des ouvriers ; celui des français, des espagnols ou des américains ; celui des femmes, celui des hommes.... je ne continue pas l'énumération, je pense que vous avez compris l'idée.

Ces espaces sont clos, mais ils peuvent se chevaucher.

Et comme en théorie des ensembles (clin d'oeil pour les maths :D), les espaces qui se coupent délimitent alors un espace encore plus petit.

Vous voyez ? Comme ça :

ensemblesLe petit espace bleu foncé au milieu, c'est celui où je suis enfermée si je reste accrochée à chacun des trois espaces qui le délimitent.
Plus je me fabrique d'espaces, plus je me fabrique de définitions de moi-même, plus je restreins mon champ d'action, plus je réduis l'espace au milieu, à l'intersection de tout ça.
Ça donne au final que je suis quelqu'un de très "défini", par exemple (au pif) : ingénieur, fille d'ingénieur, vivant dans tel quartier de paris, amatrice de cinéma d'art et d'essai, de musique jazz, et de danse contemporaine, fine connaisseuse en oenologie, parlant l'anglais, mariée, deux enfants, un chat, branchée spiritualité etc etc.

On peut continuer à l'infini. On peut rajouter tout plein de petites cases, encore et encore et encore.

Dans le minuscule espace qui reste à l'intersection de ces cases, je suis quoi moi ? Je suis qui ?
Comment je respire ???
Comment je fais des choix ?
Comment j'explore de nouveaux possibles ?
Et même, comment je peux simplement envisager l'existence de nouveaux possibles avec tous ces murs qui m'entourent ?

Je crois que la réponse est simple. Je ne peux pas, je suis coincée.

Pour me décoincer, je peux essayer quelque chose : et si.... j'arrêtais de me définir en permanence ? Et si j'arrêtais de raconter autour de moi et dans ma tête : je suis comme ci, et je suis comme ça, et j'ai vécu ci, et j'ai vécu ça ?

Peut-être qu'en expérimentant cette nouvelle façon de vivre, je pourrais découvrir qu'il y a un monde au-delà de moi. Qu'il y a une terre, des gens, des plantes, des animaux.
Des énergies.
Des rayons de soleil. Et des lieux d'ombre.

Peut-être...

En tout cas, ça ne coute rien d'essayer...

Peut-être que l'identité est autre chose que ce que nous appelons habituellement identité, personnalité, expérience, curriculum vitae...

Peut-être même que l'identité n'a pas tellement d'importance.
Peut-être que ce qui a de l'importance, c'est ici et maintenant de respirer et d'être...

Et que le plaisir de vivre se trouve dans un grand espace ouvert, plutôt qu'à l'intersection de plein de petits espaces fermés...

 

La danse des chiffres

Ah!!! les chiffres, les papiers administratifs, les déclarations en tous genres, l'impression répandue d'être un simple numéro dans la société, ou les allergies à la vue de tableaux Excel ou de documents comptables... y'en a-t-il qui se reconnaissent ici, et qui se demandent quel plaisir on peut avoir à manier les chiffres???

Je sais que ça va avoir l'air un peu farfelu, mais une fois de plus ou de moins...

chiffresOn dirait que travailler avec les chiffres a été culturellement marqué chez nous comme "rébarbatif"; on leur colle cette étiquette sur le dos, à ces pauvres chiffres, et chaque fois que nous nous collons nous à la tâche de manier ces symboles, pfioufff!!!! transformation immédiate de notre humeur en "beuh!! ennuyeux!!! ras-le-bol!!!".Les chiffres ne valent peut-être pas le contact humain, mais tout simplement, manier les chiffres peut se révéler aussi magique et ludique que toute autre activité. Voilà: moi par exemple, je ne sais pas faire la cuisine, ou plutôt seulement les basiques, sans grand plaisir, alors que je vois mon mari, à partir de presque rien, mijoter en deux temps trois mouvements des bons petits plats, joliment présentés, et ajouter que ça le détend quand il rentre du travail; OK, mais pour moi ça reste une corvée, et j'éviterai de mentionner le nombre incalculable (ah ah!!! c'est un jeu de mots que je n'avais pas prévu!) de fois où je fais brûler le contenu de mes casseroles. Maintenant transposez cette attitude à la déclaration d'impôts, pour choisir un autre exemple: on a été tellement conditionnés à voir cela comme l'une des pires corvées de l'année, alors que quand je m'y mets (encore qu'il faille bien choisir son moment, sans être dérangé toutes les 5 minutes), j'essaye de m'y absorber complètement. Comme tous ceux qui s'absorbent dans la préparation d'une spécialité culinaire, ou la création d'un poème ou de superbes images numériques (là je pense à quelqu'un en particulier!! hihi!!!). Se laisser porter par le flot des chiffres qui remplissent lignes et colonnes, essayer même de chercher une certaine harmonie en remplissant des documents, avoir la satisfaction du travail bien fait une fois que c'est terminé, voir les blocages plutôt comme des étapes du jeu en question. Emerger deux heures après du flot de chiffres alignés et se dire "wouah!!! intéressant comme voyage...." Impossible? Pourquoi ne pas essayer ?

Il existe quelques livres sur la magie des nombres et des chiffres, sans parler de la numérologie... à approfondir peut-être! Et dans la série ludique, vous connaissez certainement le jeux un peu superstitieux qui consiste à marcher sur un trottoir et à se dire "si j'arrive à la fissure avant mon quatrième pas, ça va être une bonne journée"; à la prochaine addition réalisée, pourquoi ne pas se dire "si le résultat se terminer par un 6, alors la journée sera excellente, et si c'est par un 4, je vais avoir une bonne surprise"?

Le bonjour à vos calculatrices!!! LOL

 

Question de création

questionS'il y a quelque chose que j'aimerais présenter aujourd'hui, cela serait non pas une ou deux idées loufoques, mais une question, car avec vos opinions et suggestions peut-être pourriez-vous éclairer ma lanterne...

Voilà l'une des questions récurrentes qui trottinent dans mes pensées: comment réconcilier le concept de "pensée créatrice" (qui dit, de façon très schématique, que nous influons sur notre vie avec nos pensées constantes et la manière dont nous pouvons les orienter), et celui des "oracles" autour de nous (voyants et astrologues professionnels, ou tarots tranquillement pratiqués chez soi, qui nous indiquent des directions à prendre)? Comment "croire" en ces deux possibilités en même temps, puisque si nous avons une sorte de pouvoir de création sur notre destin, que peuvent dans ce cas "voir" les oracles?

Sommes-nous obligés de passer par certaines étapes tout au long de notre parcours de vie, prévisibles par les astres ou autres, et entre ces étapes nous choisissons ce que nous faisons de notre quotidien? Bon, je ne suis même pas sûre que ma question soit exposée clairement, mais je serais ravie de lire les opinions des uns et des autres...

Bonne fin de dimanche!

 

Quête de vision...dans le gazon.

La quête de vision des Amérindiens était semble-t-il (je ne suis pas spécialiste, pardonnez mes inexactitudes) un rite pendant lequel un membre d'une communauté s'exilait seul dans la Nature pendant quelques jours pour jeûner, méditer, et chercher une "vision" ou un signe en réponse à une question importante. Aujourd'hui, dans le grand supermarché des stages de développement personnel, on peut retrouver des quêtes de vision, orchestrées par des organismes plus ou moins sérieux, l'exotisme du lieu choisi justifiant le prix parfois très élevé de la prestation. J'en parle parce que j'ai été tentée. Il fût une période où explorant la sagesse Amérindienne à travers des livres, l'envie me venait de partir dans la Nature et d'y recevoir des réponses à mes sempiternelles questions. Oui, un lieu sacré vénéré depuis des siècles où l'énergie de la Terre serait tangible aurait été parfait. Pourtant, je n'ai pas sauté le pas. La faute à mon budget, et à une petite voix qui me disait "groumpf, ça ne me va pas!".

Car pourquoi faudrait-il remettre une fois de plus le pouvoir de vivre de telles expériences en des mains extérieures? Pourquoi serait-ce réservé seulement aux portefeuilles bien fournis? Pourquoi ne pas faire simple?

lentilles d'eau lentilles d'eau lentilles d'eau lentilles d'eau
cliquer sur les images pour les agrandir

Choisir une forêt non loin de chez soi, un coin de gazon accolé à un pavillon, une prairie tranquille avec un ou deux buissons pour s'isoler, un ruisseau glougloutant, voire juste un bout de balcon avec le nez au vent même sous le regard interrogateur des réverbères; poser son derrière par terre ou sur une chaise, et rester là pendant quelques heures, ou carrément toute la nuit pour plus d'intensité. Certes, il y a peu de chances de rencontrer ours, coyotes, bisons, tous ces grands animaux-totems si respectés. Mais il y a peut-être à saisir la vision d'une mésange endormie, d'un lièvre venu grignoter quelques brins d'herbe sous les étoiles, de la forme d'un nuage qui passe devant la lune, des feuilles portée par un coup de vent brusque, d'insectes laborieux. Autant de signes qui n'attendent qu'un peu d'attention pour être enfin reconnus, autant de clins d'oeil peut-être en réponse à nos interrogations.

 

cache cache

bagagePrendre le train est une aventure à la fois toute simple et d'une intensité passionnante pour l'humaine que je suis. Il y a de l'excitation dans l'air, j'arrive en avance à la gare mais pas trop parce qu'attendre me met mal à l'aise !

Lundi dernier, je me retrouve en gare de Montpellier. Après avoir jeté un coup d'œil sûr vers le panneau d'affichage des départs, me voici sur le quai, positionnée à l'emplacement prévu de mon compartiment. J'attends...
Maintenant dos au quai, je remarque que mon attention s'est fixée sur un panneau publicitaire, c'est fou comme il me rend captive ! Alors que rien en lui ne me séduit ni m'irrite, mon œil ne décroche pas... Bref, ça y'est, mon train est annoncé.
Là, le choc : je me suis trompée, ce train part en direction opposée, quasiment à la même heure ! Panique : j'ai une minute pour repérer et rejoindre mon quai. Mon cœur se met à palpiter très fort, j'attrape un escalier, vise en émoi le panneau d'affichage et m'engouffre sur ce quai D. Ouf ! mon train, le bon cette fois, a un peu de retard, j'ai le temps prendre connaissance de sa composition, je rejoins plus calmement la lettre Y, et me pose en soufflant... Que vois-je à mes côtés ? Le panneau publicitaire de tout à l'heure. LOL

Moralité : penser à laisser plus de place à mon intuition dans mes bagages lors de mes prochains déplacements, en plus d'une meilleure concentration, ça va sans dire. :-)

 

Compliments

complimentAu fait... l'autre jour j'évoquais les sourires, les compliments... mais si nous pouvons essayer d'en donner de vrais autour de nous, savons-nous aussi les recevoir? Nous sommes nombreux à détourner les compliments qui nous sont adressés: "Tiens tu as bonne mine aujourd'hui!" et aussitôt nous répondons "bah, heureusement que le fond de teint existe" ou "pourtant, avec mes soucis du moment...". Comme si il nous fallait dévier l'énergie qui nous est donnée. Au lieu de commencer à faire une liste pseudo-psychologique de tous les motifs qui nous poussent souvent dans cette direction, pourquoi ne pas simplement la prochaine fois accepter ces cadeaux du quotidien? Avec un joli sourire de remerciement de notre part, of course!

 

Energie de bonne humeur

sourireAh ah! James Bond et Sa Majesté le Sourire...
Devenir les agents secrets...de la bonne humeur!

En fait j'aurais peut-être mieux fait de faire une allusion cinématographique à Amélie Poulain, son sourire candide et sa volonté de laisser des morceaux de bonheur, anonymement, partout dans son quotidien.

Pour le premier jeu de ki, voici donc l'idée (pas nouvelle me direz-vous, je ne prétends pas avoir inventé quoique ce soit) de semer des graines de sourire dans nos vies plus ou moins tranquilles, chez les personnes que nous cotoyons, de manière tout-à-fait consciente.

Que nous soyons rats des villes ou rats des champs, essayer de se lever un matin en se fixant comme objectif de faire sourire (voire rire aux éclats) un certain nombre d'êtres que nous rencontrerons durant la journée qui arrive.

Semer autour de soi des sourires contagieux, qui se transformeront peut-être même en des étincelles de bonheur pour celles et ceux qui les recevront. Faire reculer la grisaille des bouilles ronchonnes rencontrées.

Décider d'aller au-delà de la politesse, passer de l'autre côté du miroir de la bonne humeur, pour le plaisir de voir des visages s'éclairer par nos minuscules actes de magie: cela peut se produire en prodiguant un compliment gratuit, un remerciement appuyé, un vrai sourire de notre part, une petite boutade...Nous le savons, mais nous l'oublions tellement. Même au téléphone, dans toutes les démarches administratives que nous avons à accomplir comme nos devoirs scolaires d'il y a quelques années, un sourire s'entend et peut être transmis, avec un peu d'effort.

Ne rien attendre en retour, surtout pas. Si cela ne marche pas, ne pas se formaliser, mais ré-essayer, encore une fois, encore un peu. Au pire on peut passer une journée en ayant l'air "décalé", avec un sourire peut-être bêta...Et alors???

Mais le soir venu, prendre quelques instants pour faire le point sur notre propre niveau d'énergie, ou tout simplement notre humeur, après une journée dans la peau d'un agent secret...Il y a fort à parier que l'on se sente soi-même un peu mieux que d'habitude dans ses souliers!

 

Partager des éclats de vie

J'ai été très surprise lorsque Sensørie m'a proposé d'être l'une des co-animatrices du Rond d'Eveil.
Passé le premier moment d'enthousiasme, est venue la question : Que puis-je y apporter ? Et selon certaines mauvaises habitudes, les premières réponses furent d'abord négatives : Je ne suis pas une artiste comme Sensørie, je n'ai pas les connaissances de Delphine, gnagana... enfin quoi, le petit refrain habituel des pensées négatives que nous connaissons souvent.

Et là est venue ma réponse. C'est cela que je crois pouvoir apporter, ma combativité devant ce refrain là.
Sans recettes miracles, simplement par une approche plus créative de la vie. Apprendre à s'ouvrir à la curiosité, la fantaisie et l'ouverture aux autres, accepter les petits cadeaux du quotidien.

Si tout va bien, il me faudra plusieurs années pour prétendre au titre d'art-thérapeute, mais en attendant, nous pouvons toujours partager quelques éclats de vie et de bonheur, les miens et les vôtres, ceux qui mettent un peu de soleil dans nos vies. Un peu de soleil, ça ne se refuse pas. :-)

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